Sylvère Lamotte – Cie Lamento

Compagnie en résidence

Biographie : Né en 1987, Sylvère Lamotte se forme à la danse contemporaine au Conservatoire national de Région de Rennes, puis au Conservatoire National Supérieur de Musique et Danse de Paris.

Curieux des univers de chacun, ouvert à diverses influences, Sylvère Lamotte travaille en tant qu’interprète auprès de divers chorégraphes aux univers variés.

C’est en 2015 que le chorégraphe crée la compagnie Lamento au sein de laquelle il explore la danse contact en diversifiant ses formes.

Cette même année, il crée sa première pièce « Ruines » avec Jérémy Kouyoumdjian et le pluri instrumentiste Stracho Temelkovski.

Le répertoire de la compagnie se constitue aujourd’hui de 4 créations, nous vous donnons l’occasion de découvrir deux pièces de son univers chorégraphique dans le cadre de cette édition 2021

Sylvère Lamotte débute en cette édition sa résidence chorégraphique de création pour deux ans au sein du Collectif Essonne Danse. La compagnie Lamento est soutenu par la DRAC Ile-de-France et le Département de l’Essonne.

« C’est en 2014 que mon parcours d’interprète m’amène à rencontrer pour la première fois le territoire de l’Essonne et ses habitants. C’est aussi là que j’ai développé et mis en pratique mes premiers projets artistiques. Des souvenirs vifs de mes ateliers avec les enfants de l’unité pédo-psychatrique du CHSF de Corbeil-Essonnes m’accompagnent encore aujourd’hui.

À l’invitation du Collectif Essonne Danse que je remercie chaleureusement, cela avait un vrai sens pour moi de revenir travailler sur ce territoire riche de sa diversité. Je souhaite penser cette immersion artistique sous le signe du lien entre les individus : faire danser les habitants et leur territoire. Mettre en contact les gens entre eux. Faire apparaître ce lien fondamental entre le corps et le sensible.

Alors comment arriver, en 2021, à mettre l’humain et la rencontre au centre de chaque projet ? Malgré ces temps troublés, plutôt que le repli, je constate que les notions de toucher et de contact au sens large, sont au centre de toutes les préoccupations. C’est en étant privé des besoins fondamentaux que l’on prend conscience de leur importance.

Mon envie de créer tient au fait d’aller à la rencontre des gens, de vouloir déplacer les endroits d’expérimentation de la compagnie, délocaliser les lieux de résidence et les spectacles. L’Essonne est un terrain de jeu immense et privilégié pour continuer ces recherches en immersion : dans les centres sociaux, les écoles, les hôpitaux et les maisons de repos, les prisons et les salles de spectacles. Ce seront pour moi des zones artistiques sensibles et j’ai hâte d’aller à leur rencontre. »

Sylvère Lamotte