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Rencontres Essonne Danse 2016

du au

19 artistes, 12 lieux

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un mot sur l'édition 2016

Pour la seizième édition des Rencontres Essonne Danse, nous aurons le plaisir d’accueillir de nombreuses  compagnies venues de pays parfois lointains.  Car c’est dans la rencontre des habitants de nos territoires, qui sont d’ici, et des artistes, qui sont de partout, que se forgera l’idée du dépassement des frontières, qu’elles soient physiques ou symboliques.

En effet, la volonté du Collectif Essonne Danse, en promouvant d’abord une discipline artistique qui met le corps en jeu, est celle de l’universalité du message véhiculé par les danseurs et chorégraphes porteurs de cultures multiples, et leur capacité à provoquer questions et émotions auprès de nos spectateurs attentifs et néanmoins bousculés par un monde incertain. Cette ouverture au-delà des frontières nous paraît toujours être un enjeu fondamental pour inciter, à notre échelle, à imaginer un avenir meilleur et partagé, dans la diversité des cultures et le dialogue apaisé.

C’est aussi, pour cette édition, être attentif à l’avenir en donnant de la visibilité aux jeunes danseurs professionnels issus notamment des formations du Centre National de Danse Contemporaine d’Angers. Institution avec laquelle nous entamons un travail sur plusieurs saisons autour de la création et du patrimoine en danse contemporaine.

Comme à chaque édition, carte blanche sera donnée à une chorégraphe -cette année Cécile Loyer- pour aller à la rencontre de tous les publics de nos salles, avec la création de petites formes, duos dansés,  intitulés TAC (Théâtrales Assez Courtes, ou Territoires A Construire, ou…).

Et puis, autour de la rencontre professionnelle sur le thème de la danse dans l’espace public à laquelle est associé Hors les Murs, c’est David Rolland et sa Happy Manif qui bousculera les rues d’Etampes avec une déambulation chorégraphique décalée.

Enfin, ce seront aussi des moments de formation, de rencontres et de pratique qui seront proposés durant toute la période des Rencontres Essonne Danse, aussi bien auprès des enseignants en collaboration avec le Rectorat de Versailles, qu’auprès des élèves et de nombreux établissements scolaires de nos villes.

S’adresser à des publics divers, et notamment les plus jeunes, rendre accessible au plus grand nombre l’accès aux spectacles avec la carte Pass, élargir les territoires pour la danse en accueillant de nouveaux adhérents actifs (bienvenue à Marcoussis pour la première année, Etampes ou Méréville), voilà en conséquence la traduction de nos engagements.

Guidés par notre souhait intangible d’ouverture sur le monde, nous vous souhaitons nombreux à la rencontre de ces artistes, d’ici ou d’ailleurs, de ces 23 compagnies venues de Belgique, du Congo, de Chine, de France, d’Italie, du Sénégal, de Taïwan, de Tunisie. Et d’affirmer que franchir de nouveaux horizons, c’est enrichir les nôtres.

Le Collectif Essonne Danse

 

artiste en résidence

Cécile Loyer cie C.LOY

Suite à la présentation du spectacle Une pièce manquante de Cécile Loyer - compagnie C.LOY lors de l’édition 2015 du festival, le Collectif Essonne Danse propose à la compagnie de créer une pièce courte pour l’édition 2016.

Formée au Centre National de Danse Contemporaine à Angers, Cécile Loyer développe au cours de son parcours de danseuse et de chorégraphe des collaborations artistiques avec la compagnie Héla Fattoumi et Éric Lamoureux, Catherine Diverrès, mais aussi Karine Pontiès. Plus tard, elle travaillera entre autres avec Josef Nadj, Thomas Lebrun et Caterina Sagna. Pendant son séjour de 6 mois au Japon en 2000, suite à l’obtention d’une bourse Villa Médicis hors les murs, Cécile Loyer travaille auprès de Mitsuyo Uesugi, maitre de Butô. De cette résidence, naît son premier solo, Blanc, qui sera suivi de: Ombres, solo (2001) / Détail, solo (2002) / Pupi, duo de et avec Mitsuyo Uesugi et Cécile
Loyer (2003) / Raymond (au paradis), solo (2004) / Rois (2005) / Fiasco (installation vidéo-danse) créé à La Villette (Paris) en 2005 / Que tal ? (ou comment vouloir peut être un problème), duo de et avec Thomas Lebrun et Cécile Loyer (2006) / Blanc ou la mariée est un homme, solo pour un homme (Michael Hallouin) (2007) / Soldats, duo avec Michael
Hallouin et Éric Domeneghetty (2009) / Morpho(s), duo de et avec Éric Brochard (contrebassiste) (2010) / Moments d’absence, duo de et avec Éric Domeneghetty et Cécile Loyer, (2011) / Cascade, duo de et avec Joëlle Léandre (contrebassiste) (2012) / L’hippocampe mais l’hipoccampe, duo de et avec Violaine Schwartz et Cécile Loyer (2014) / Une pièce manquante, quatuor (2014) / Histoires vraies, quatuor, création en Inde (2014-2015) /
Cirque, solo (2016) / + T.A.C, duo (2016).
Dans le travail artistique de Cécile Loyer, la question de la « frontière » avec le public revient obsessionnellement. Pour autant, la danse qu’elle recherche n’a de sens que parce qu’elle est partagée, qu’à chaque fois, elle se réécrit et se remet en jeu. Tous ses spectacles sont écrits, ils ont un cadre et un temps, mais ils questionnent « l’instant », en se
nourrissant physiquement de l’échange avec le public. La chorégraphe ne cherche pas tant la beauté ou la maîtrise du geste que la conscience d’agir ici et maintenant, et la nécessité de donner leurs places aux plus petits détails et à la fragilité des corps.
Elle aime collaborer avec des musiciens, des peintres, des auteurs et des réalisateurs qui lui font découvrir d’autres façons de travailler et d’inventer. Aussi, elle souhaiterait que chaque création ouvre un univers différent, une danse différente et que sa danse ne se fige jamais dans une méthode ou un savoir-faire. C’est pourquoi elle défend l’idée qu’il faut chercher encore et toujours, que l’acte créateur est dans la recherche, dans l’essai, dans le ratage, et que la danse est vivante quand elle cherche ou se cherche. Chaque pièce est une étape, non une finalité, chaque pièce ouvre des portes pour continuer à chercher.
Dans cet esprit, Cécile Loyer développe depuis 2011 « La Pratique », un lieu de soutien à la recherche et à la création située à Vatan, en région Centre. À cet effet, des résidences interdisciplinaires d’une semaine accueillant une douzaine d’artistes sont organisée chaque année : 6 artistes choisis par la chorégraphe invitent à leur tour 6 artistes.
Une attention particulière est donnée en parallèle à l’ouverture du lieu et aux rencontres entre artistes et publics.
Des actions de formation et des actions pédagogiques sont également mises en oeuvre à destination des artistes, des publics scolaires, associations…